2016 W10 – Bengals 20 @ Giants 21 : Enfin un match plein de Big Blue

Enfin ! Même si tout n’a pas été parfait, les Giants ont surement rendu ce soir leur meilleure copie de la saison. Face à un adversaire loin d’être imbattable mais qui disposaient quand même de sérieux arguments, les Giants ont été solides et ils ont gagné un match qu’ils ont globalement dominé, malgré des erreurs à corriger.

Le match part vite, tellement vite que je n’ai pas le temps de me boire un petit thé (malgré mon jeune âge, je vis parfois comme un vieux), qu’il y a déjà 7 partout. Après un super premier drive conclu à 6/6 pour Eli Manning, avec 6 receveurs différents trouvés, le quarterback trouve le rookie TE Jerrell Adams pour son premier touchdown en carrière. Mais voilà, s’il y a un truc que notre défense ne sait pas faire, c’est couvrir les TE. Quand elle en affronte un moyen, ça va, elle peut s’en sortir, quand c’est un pro bowler comme Tyller Eiffert, c’est plus compliqué. 3 passes suffisent à Andy Dalton pour trouver la end-zone et égaliser.

Le match va ensuite fortement baisser de rythme. Il n’y a pas grand chose à signaler, si ce n’est un bon Eli malgré une ligne offensive désastreuse, à la peine contre Geno Atkins. En effet, le jeune LG remplaçant Brett Jones n’a tenu qu’un drive avant de se blesser à la cuisse. Pour le remplacer, Big Blue va alterner entre le jeune Adam Gettis, qui avait été coupé en septembre dernier, et Marshall Newhouse, que tout le monde connait et qui doit jouer à un poste totalement différent du sien. Forcément, ça fait pas des miracles et si Eli peut se débrouiller, c’est très dur pour le jeu au sol.

Avec le forfait de Victor Cruz, le rookie UDFA Roger Lewis Jr. a du temps pour se montrer mais malheureusement pour lui sa première mi-temps n’aurait pas été bonne. S’il fait preuve de bonne volonté au bloc, ses mains semblent définitivement beurrées et une mauvaise route entraine une interception. Heureusement, notre défense est la meilleure de la ligue en redzone et les Bengals ne convertissent pas mais il passe devant : 10 à 7.

C’est aussi à ce moment que l’attaque reprend de l’allant. Au terme d’un drive très bien mené, Odell Beckham humilie Pacman Jones et se trouve seul dans la end-zone : New York est devant à la pause : 14 à 10.

Après l’hommage rendu à Ernie Accorsi, Justin Tuck et Tom Coughlin à la mi-temps, la seconde période commence sur le même rythme que la première, surtout pour les Bengals. Après un énorme retour de 84 yards sur le kickoff, RB Hill trouve la endzone des Giants. L’attaque de Big Blue n’avance plus mais le match vaut son pesant de cacahuètes pour le fait que Tom Coughlin soit invité des commentateurs d’ESPN et il s’est retrouvé, pendant 2 drives, à commenter les Giants et on sentait qu’il était encore à fond dedans et c’était vraiment très sympa à suivre. Bon sur le terrain en revanche, c’est assez moche et Cincinnati aurait pu/du inscrire un nouveau TD si le receveur n’avait perdu le contrôle du ballon juste après l’avoir attrapé devant la endzone, et relance l’insupportable débat « Qu’est ce qu’un catch ? ».

La troisième mi-teamps s’achève sur ce score de 20 à 14 pour les visiteurs mais sur un réveil de la défense et du jeu au sol de Big Blue, de quoi donner de l’espoir pour ce dernier quart-temps décisif dans une NFC East tellement serrée, vers le haut cette année.

Profitant du bon positionnement des Giants en ce début de dernier quart, les Giants se retrouvent en 1st & Goal. Les 3 tentatives ne donnent rien et, alors qu’il est à 3 yards de l’enbut, McAdoo décide de jouer la quatrième tentative. Pari gagnant puisqu’Eli trouve Sterling Shepard qui marque pour la seconde semaine consécutive. Les Giants repassent devant 21-20.

Et puis, les Bengals vont convertir 2 3e tentatives, chose qu’ils n’avaient pas réussi depuis le début du match. La dernière fait mal puisqu’elle arrive sur un holding de Jenkins alors que Cincinnati était en 3rd & 15. Mais c’est pas grave, sur l’action qui suit, Dalton se fait intercepter par le meilleur safety de la ligue (oui, le mot est lâché), Landon Collins qui amasse sa 4e interception en 3 matchs. On sent le vent tourner en notre faveur, ça va mieux, on pense à la victoire. C’est donc ce moment que choisit Eli pour balancer une bombe deep à notre receveur numéro 5 (Tavares King) qui fait face à une triple couverture. Evidemment, ça se finit avec une interception et un espoir relancé aux Bengals.

Mais les Giants tiennent. L’attaque avance ce qu’il faut, la défense n’accorde plus rien aux oranges et Dalton doit faire face à 3 défenseurs sur lui à chaque snap tant sa protection craque. Il reste 2 temps morts à Cincinnati et 3 minutes 10 à écouler. Rashad Jennings va s’en charger en convertissant notamment une difficile 3 & 6. Une autre grosse course plus tard, il scelle définitivement la victoire des Giants. New York est à 6-3 dans l’infernale division East de la NFC mais a rendu une copie très intéressante avec de vraies bonnes choses, que ce soit la défense (notamment le pass rush et Collins) ou l’attaque (dont un jeu au sol qui a pris plus de 100 yards ce soir).

Tuck, Accorsi et Coughlin intégrés au Ring of Honor

Crédit : Giants.com

Crédit : Giants.com

Depuis 2010, les Giants disposent d’un Ring of Honor, issu de la volonté de John Mara d’honorer les plus grands Giants de l’Histoire, ceux qui ont participés à faire de cette franchise l’une des plus grandes, et des plus victorieuses, de la ligue. Après les 30 premiers noms en 2010 (dont Simms, Taylor, Gifford ou Strahan), 5 nouveaux membres avait rejoint cette anneau (dont Carl Banks ou Mark Bavaro) l’année suivante. Après une pause de quelques années, de nouveaux membres avaient été ajoutés l’an dernier (John Jonhson, Jack Lummus, Chris Snee et Osi Umenyiora). Et ils auront tous 3 nouveaux copains dès lundi avec l’arrivée de GM Ernie Accorsi, HC Tom Coughlin et de DE Justin Tuck, portant ainsi à 42 le nombre de membres de ce club des légendes.

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Et de 7 !

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelques semaines j’étais persuadé que BBB allait souffler sa 6e bougie.

Eh bien non ! Ce petit blog franco-sud africain (oui car il a été créé pendant que j’étais en Afrique du Sud donc le droit du sol s’applique 🙂 ) existe depuis 2009 donc ça fait déjà 7 ans.

Alors cette année je ne vous imposerai pas tout un tas de stats et de chiffres mais c’est juste parce que j’ai la flemme ^^

Ce qui est certain c’est que je suis toujours autant reconnaissant de votre soutien que vous soyez lecteur ou contributeur du blog ou – depuis peu – donateur (oui parce que mine de rien cette est très précieuse aussi). Ce site ne serait pas grand chose sans sa communauté.

Donc joyeux anniversaire Big Blug Blog et également joyeuse retraite à Justin Tuck qui a resigné aujourd’hui un contrat d’un jour avec les Giants pour prendre officiellement sa retraite.

Justin Tuck prend sa retraite

Crédit photo: SB Nation

« With the 74th pick in the 2005 NFL Draft, the New York Giants select… Justin Tuck, defensive end, Notre Dame ! »

C’est ainsi que commença la carrière professionnelle de ce jeune prodige venu d’Alabama. Les scouts estimaient que Tuck avait suffisamment de talent pour être sélectionné dans la seconde moitié du premier tour, mais c’est finalement au 3e tour qu’on appellera enfin son nom. Le joueur surnommé « The Freak » par ses coéquipiers de Notre Dame avait subi une chute de production en 2004 après un petit souci au genou à la fin de la saison 2003. Vous pouvez en savoir plus sur ce qu’on disait de lui à l’époque en suivant ce lien.

Malgré la déception, Tuck eu tout de même eu la chance de commencer sa carrière derrière le légendaire Michael Strahan et son acolyte Osi Umenyiora.

Je ne pourrais pas vous en dire beaucoup sur le début de carrière de Tuck car la première fois que je l’ai vu jouer c’était un matin de février 2007. Le 3, pour être précis.

Tuck avait accumulé 10 sacks cette saison et faisait partie du trio infernal qui brisa les rêves des Patriots, jusque là invaincu, en harcelant à maintes reprises l’incroyable Tom Brady. C’est en regardant Michael Strahan, Osi Umenyiora et Justin Tuck que j’ai appris ce qu’était un sack.

A la suite du départ à la retraite de Michael Strahan, Tuck titulaire et capitaine de l’équipe. Quand on lui demandait si il ressentait une quelconque pression, sa réponse était digne du leader défensif qu’il allait devenir:

« De la pression? Je suis assez intelligent pour me rendre compte qu’il n’y a qu’un Strahan et qu’il n’y aura toujours qu’un Strahan. Je ne cherche pas à remplacer Michael Strahan. J’essaye juste d’aider cette équipe à gagner. Je ne vais pas m’ajouter de la pression sur le dos en tentant d’obtenir 22 sacks en une saison. »

Cette saison, il obtint cette saison 12 sacks (son record personnel), 3 fumbles forcés, 2 passes et une interception. Grâce à ses performances sur le terrain, il fut sélectionné pour la première fois de sa carrière au Pro Bowl et à la première équipe All-Pro.

En 2009, il vit sa production baisser de moitié à cause d’une blessure subie en septembre à cause de l’infâme Flozell Adams. Mais Tuck retrouva rapidement le chemin du Pro Bowl en 2010 en enregistrant 11,5 sacks, 76 placages (record personnel) et 6 fumbles forcés (record personnel). On se souvient en particulier de son match contre les Giants quand il sacka 3 fois Jay Cutler (sur ce match les Giants enregistrèrent 10 sacks).

La saison 2011 fut un peu compliquée pour Tuck, encore une fois à cause des blessures. Il n’enregistra que 5 sacks mais se rattrapa pendant les playoffs avec 3,5 sacks en 4 matchs. Certains pensaient qu’il allait remporter le titre de MVP du match avant qu’Eli vienne lui voler sa récompense disait il en blaguant.

En 2012, le defensive end n’obtint que 4 sacks mais il se rattrapa en 2013 avec 11 sacks. Le joueur ne resigna cependant pas avec l’équipe.

Après avoir signé un contrat de 2 ans pour 10 millions $ chez les Raiders, Tuck avait exprimé sa frustration en disant que les Giants lui avaient manqué de respect en faisant une offre trop faible. Le joueur n’espérait pas qu’ils égalent l’offre des Raiders mais s’attendait tout de même à un effort de la part des Gmen.

Finalement, Tuck joua presque une saison complète chez les Raiders mais seulement 5 matchs en 2015.

Aujourd’hui Justin Tuck explique qu’il a été très tiraillé entre jouer ou prendre sa retraite. Au final, il a décidé qu’après 11 saisons, il était temps de mettre un terme à sa carrière de footballeur professionnel.

On ne peut que saluer ce joueur qui non seulement était un bon joueur défensif mais aussi un excellent leader.

Personne n’ira prétendre qu’il joue dans la même cour que Michael Strahan ou encore Lawrence Taylor. Cependant Tuck est quand même un joueur qui a marqué l’histoire des Giants. Si on peut dire qu’il est improbable qu’il se retrouve au Hall of Fame, on peut affirmer qu’il mérite sa place au sein Ring of Honor des New York Giants.

Merci monsieur Tuck. Les fans francophones vous souhaitent toute la réussite que vous méritez dans votre vie après la NFL.

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Autres news:

Osi Umenyiora : « Rien de tel que d’être un Giant »

Ça y est, Osi Umenyiora est retraité. Le joueur a signé aujourd’hui un contrat d’un jour avec Big Blue et a pris sa retraite en tant que Giant. Il a ensuite donné une excellente conférence de presse, permettant de rappeler sa sympathie, son humour et ses talents d’orateur. Retour sur ce jour particulier.

Toute cette journée, les Giants s’étaient rappelés, via les réseaux sociaux, les moments marquants de l’ex #72 au long de sa longue carrière en bleu, démarrée lors de la draft 2003 (au 2nd tour) et qui a pris fin il y a deux ans, lorsqu’Osi signa un contrat avec les Falcons d’Atlanta.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, il faut savoir que sa carrière à New York aurait pu être bien plus courte. En effet, lors de la draft 2004, les Giants voulaient QB Eli Manning, drafté par les Chargers. Ce dernier ne voulant pas jouer à San Diego, les Chargers avaient proposé aux Giants un échange pour Eli qui incluait Osi Umenyiora. Bien qu’amoureux d’Eli, Ernie Accorsi, le GM des Giants de l’époque, refusa de laisser partir son jeune DE et rejeta l’offre des Chargers. Bien lui en a pris car un accord pour Manning a finalement été trouvé contre des choix de drafts permettant au quarterback et au defensive end de gagner des titres ensemble, à New York.

On était déjà revenu en particulier sur la carrière d’Osi le mois dernier, à l’annonce de sa future retraite. Aujourd’hui, ce sont les hommages qui se sont multipliés pour le quatrième meilleur sacker de l’Histoire des Giants.

Tom Coughlin : « Lorsque je repense au Super Bowl 42, je voit 92 (Strahan), 72 (Osi) et 91 (Tuck) sortir alors que Tom Brady est allongé sur le terrain. C’est magnifique ».

Son ami et autre terreur des QB Justin Tuck a indiqué qu’il était heureux de voir Osi prendre sa retraite en tant que membre des Giants. Selon lui, même si Umenyiora n’a pas enregistré de sack lors du Super Bowl 42, il a passé sa soirée à harceler Brady, le faisant progressivement sortir de ses marques. Aujourd’hui membre des Oakland Raiders, Tuck a dit qu’il était concentré sur sa mission de ramener les Raiders en playoffs mais que la retraite d’Osi lui faisait forcément penser à la sienne : « A la fin, je pense que nous voulons tous le genre de sortie qu’à Osi en ce moment, selon nos propres termes ».

Lors de sa conférence de presse, Umenyiora a indiqué qu’il venait d’être embauché par la NFL pour un poste à Londres mais son poste n’est pas encore bien défini. Il a également raconté plusieurs histoires et était d’un ton très blagueur. S’il s’est écoulé 3 semaines entre l’annonce de sa retraite et aujourd’hui, c’est parce qu’il « négociait son contrat d’un jour avec Jerry Reese » a affirmé l’ex défenseur, rappelant de façon très drôle tous les problèmes et polémiques autour de ses contrats. Osi nous aura souvent cassé les pieds en voulant un contrat plus long et mieux payé. Il a ainsi affirmé qu’il voulait « un contrat de deux jours » mais Reese n’a pas voulu.

De façon plus sérieuse, il a affirmé avoir reçu une proposition de contrat en tant que joueur hier de la part d’une équipe NFL dont il n’a pas voulu dire le nom. Il semblerait que cette équipe soit l’autre de New York, les Jets. Mais, selon les insiders, ils mettaient simplement à jour leur liste de joueurs disponibles, il ne s’agissait pas d’une offre de contrat. Quoiqu’il en soit, Osi Umenyiora a indiqué qu’il l’aurait refusé car « s’il ne prenait pas sa retraite, c’était pour jouer avec les Giants ».

Un seul joueur de l’effectif était présent dans la salle au moment de la conférence de presse; il s’agissait du rookie Owamagbe Odighizuwa. Plus tôt dans la journée, Tom Coughlin avait rappelé qu’Osi était un vrai étudiant du jeu et a cité Owa comme étant une personne qui étudiait autant le jeu. Certains pourront y voir un passage de flambeau entre Osi et Owa. Steve Spagnuolo était aussi présent, lui le coordinateur défensif lors du premier titre du néo-retraité.

Osi Umenyiora quitte donc les terrains de la NFL avec 129 matchs joués pour les Giants, 261 placages, 75 sacks et 32 fumbles forcés en neuf saisons. Mais surtout, il part avec deux bagues, gagnées à New York. Comme il le dit lui même : « Il n’y a rien de tel que de gagner à New York. Il n’y a rien de tel que d’y perdre non plus ».

Vous pouvez retrouver la vidéo de la conférence de presse d’Osi sur le site des Giants. Vous y trouverez également une vidéo rendant hommage à l’ancien DE ainsi qu’une vidéo de ses meilleurs moments avec les Giants.

En accord en vue entre les Giants et Eli Manning

Avec toutes les nouvelles concernant JPP, la négociation de son contrat et ses 9 doigts, on a presque oublié qu’il n’était pas le seul joueur des Giants sur le point de signer un gros contrat.

Eli Manning qui rentre dans la dernière de son second contrat avec les Giants disait ne pas avoir le moindre problème à jouer en 2015 sans avoir signé d’extension. De son côté, son agent, le bien célèbre Tom Condon, déclarait que les QBs finissaient toujours par obtenir un contrat.

Il semblerait que l’agent ait bien raison. Selon les rumeurs, Eli Manning et les Giants sont proches d’un accord et espèrent signer une extension avant ou au début du training camp.

Trouver un accord maintenant plutôt qu’après la saison 2015 est de loin la meilleure option pour les Giants. En effet, Eli Manning entrant dans la dernière année de son contrat, il peut déjà mettre la pression sur les Giants en menaçant de tester le marché de la free agency. De plus, si il réalise une saison aussi bonne qu’en 2014, son prix sera encore plus élevé.

Les Giants ont donc tout intérêt à signer Eli dès maintenant tant qu’il n’est pas encore « trop cher ». Par ailleurs, cette signature permettrait de diminuer l’impact d’Eli Manning dans la masse salariale qui est actuellement de 19,25 millions $.

Du côté d’Eli Manning, la signature d’une extension lui permettrait de remettre son salaire au niveau du marché actuel. Aujourd’hui Eli Manning a une moyenne annuelle de 16,5 millions $ par an. Vu les contrats récemment signés par Ben Roethlisberger §21,85 millions $ par an) et Cam Newton (20,7 millions $ par an), on peut s’attendre à ce qu’Eli signe une extension de 3-4 ans autour de 21 millions $ par an et avec une garantie de 30-35%.

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