Eli Manning mis sur le banc après 210 titularisations et 2 bagues

 

Tristesse absolue ce soir pour tous les fans des Giants. Eli Manning, le meilleur quarterback de l’histoire des Giants, désigné 2 fois MVP du Super Bowl après ses 2 bagues, seul quarterback a avoir battu Tom Brady au Super Bowl, dans le top 10 des meilleurs lanceurs de yards et de touchdowns de l’histoire de la NFL, après avoir pris tous les records à ce poste à Big Blue a été mis sur le banc par Ben McAdoo et Jerry Reese (et je tiens à mentionner les deux) pour titulariser Geno Smith car notre cher HC veut « gagner des matchs ».

Les réseaux sociaux sont en feu depuis cette annonce et tout le monde tire à boulet rouge sur les boulets bleus. J’ai même hésité à les mentionner dans cet article tant ce qu’ils font à ce quarterback est ignoble. En dehors des chiffres monstrueux, Eli Manning a toujours été vu comme un joueur et une personne modèle. Jamais, absolument jamais, il n’aura craqué et critiqué un coéquipier ou un coach, même quand celui-ci est aussi incompétent que Ben McAdoo. Si vous êtes fan de Big Blue depuis moins de 14 ans, vous n’avez, comme moi, jamais vu un autre joueur qu’Eli Manning prendre un ballon derrière notre centre en match officiel. Pour nous, le poste de quarterback de Big Blue est et restera celui d’Eli Manning. S’il n’avait plus la meilleure forme de sa carrière, mettre notre numéro 10 sur le banc, dans une saison pourrie par les blessures et un front office incompétents est révoltant. Les Giants ne jouent plus rien, nous sommes à 2-9, officiellement éliminés des playoffs après de nombreuses humiliations et pourtant, certains bazardent le quarterback emblématique de cette équipe.

Un seul espoir subsiste, celui que Mara n’ait pas été au courant de cette histoire, lui qui n’était pas à New York aujourd’hui et qui n’a pas parlé à Eli. Pour McAdoo, mon avis et celui de quasiment tous les fans de Big Blue est fait depuis longtemps. Concernant Reese, j’ai longtemps, jusqu’à ce mardi, été partisan pour le conserver mais le voir capable de faire ça à Eli m’a complètement fait changer d’avis. Comme le dit Mike Francesca dans son fabuleux rant à la radio, il ne doit son job qu’au 2 Super Bowl qu’a gagné Eli. Quant à McAdoo, Francesca a été clair : « En partant, jette un oeil sur les bagues d’Eli car ce sera ta seule chance d’en être aussi près ».

Les réactions sont bien évidement très forte en émotion. Si les anciens comme CB Terrell Thomas ou RB Brandon Jacobs ont bien évidemment partagé leur soutien envers leur quarterback, deux réactions sortent du lot. Tout d’abord, celle de Carl Banks, ancien grand linebacker des Giants qui est d’habitude extrêmement corporate avec Big Blue. Le double champion accuse le front office de s’en prendre à l’un des hommes les plus sérieux du vestiaire, qui a toujours été à fond sur chaque action. Sans les citer, on lit très clairement des attaques contre le manque d’investissement de Janoris Jenkins, Landon Collins ou Eli Apple par exemple. Cela a d’ailleurs donné une petite prise de bec avec Damon Harrison sur Twitter.

Enfin, la réaction la plus forte pour moi est celle d’un homme dont je regrette toujours le départ et qui, mieux que quiconque, peut parler de notre numéro 10. Celle de notre ancien head Coach Tom Coughlin qui a été très clair (et il semble d’ailleurs assez rancunier envers le front office actuel). Un journaliste a demandé à Coughlin s’il était surpris par la décision, ce à quoi ce dernier répond :

Surpris n’est pas le terme. Mes pensées vont entièrement vers Eli Manning. J’adore le gamin. Il est double champion du Super Bowl. Il est le plus élégant, le plus humble jeune homme dans ce vestiaire. Je n’ai pas suivi les Giants. Je sais que c’est une année décevante mais mes pensées vont uniquement vers Eli. J’ai été très énervé lorsque j’ai entendu ça.

Si on aura le temps de revenir sur la carrière d’Eli Manning, cette journée marque un tournant historique pour notre franchise adorée. Notre front office nous fait honte et Eli Manning n’en n’est plus le quarterback. C’est visiblement l’équipe de Geno Smith selon Ben McAdoo et Jerry Reese. Mais de tous ces noms, seul celui d’Eli Manning est et restera dans la légende des New York Giants.

Bilan par position 2015 : Offensive Linemen

2015 était censée être une bonne année pour la ligne offensive des Giants:

  • Will Beatty allait confirmer une bonne saison 2014 avec Justin Pugh à ses côtés.
  • Weston Richburg allait pouvoir s’affirmer comme titulaire.
  • Geoff Schwartz devait enfin justifier son salaire.
  • L’imposant rookie Ereck Flowers drafté au premier tour allait solidifier la ligne sur le côté droit.

Au final, rien ne s’est passé comme prévu. Ca a commencé par la blessure au pectoral de Beatty en mai qui a propulsé le rookie au poste de LT. Si l’intérieur de la ligne semblait solide, les Giants firent le choix extrêmement douteux de titulariser Marshall Newhouse au poste de RT (vous pouvez en vouloir autant que vous voulez aux Giants d’avoir gardé Parker à la place de Jones mais au final la pire décision de la saison a été de signer Newhouse).

LES TITULAIRES:

#76 Ereck Flowers (rookie), LT: 15 matchs joués (15 titularisations)

Quand les Giants ont drafté Flowers, on pouvait lire que New York faisait une mauvaise affaire en sélectionnant avec le 9e choix de la draft un joueur si faible en pass protection. Mais bon dans la mesure où Flowers était destiné à jouer RT, il importait peu qu’il ne soit pas immédiatement prêt à jouer LT. Du moins c’est ce qu’on pensait jusqu’à ce que Will Beatty se blesse…

Voir Coughlin faire de son rookie le LT titulaire alors qu’il est généralement si réticent à impliquer les jeunes dans le jeu démontrait à quel point les Giants étaient désespérés au poste d’OL.

Au final, je pense qu’on peut être plutôt satisfait de la prestation de Flowers sur le côté gauche de la ligne. Comme on pouvait s’y attendre, le joueur était tout simplement inarrêtable en run block. Pour ce qui est de la protection du passeur, je ne saurais dire si Flowers était vraiment bon ou si c’était l’extrême nullité de Newhouse qui cachait les faiblesses de Flowers, mais PFF nous indique que Flowers peut encore faire des progrès dans ce domaine.

A côté de ça, trois choses m’ont bien plu chez le rookie:

  • Sa capacité à jouer malgré les blessures: Flowers a souvent été gêné à la cheville mais mis à part un match, il était toujours présent.
  • Sa capacité à garder son sang froid face aux provocations des adversaires: on l’a vu dès la première semaine quand un joueur des Cowboys l’a frappé, Flowers a fait face sans pour autant répondre
  • Son énergie sur le terrain et la touche qu’il n’hésite pas à communiquer à ses coéquipiers: on a besoin de plus de joueurs comme ça chez les Giants.

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Bilan par position 2015 : Tight Ends

Ce lundi c’est aux Tight Ends qu’on s’attaque. Une position où on a vu la chute d’un joueur très prometteur, l’ascension d’un rookie non drafté et une maladie. Pas de stabilité mais des promesses.

#82 Larry Donnell: 8 matchs joués (8 titularisations), 29 réceptions, 223 yards (7.7 yards/catch), 2 TD.

Une saison très décevante après les promesses de 2014. Il fut incapable d’aider l’équipe à avancer et son season-high en yards sur un match culmine à 38.. Son meilleur match vint en Week 5 contre San Francisco avec 6 réceptions pour 35 yards et le TD victorieux en fin de match. Son seul moment glorieux de la saison… Il fut victime d’une blessure au cou contre les Saints en Week 8 et fut placée sur IR le 8 décembre.

Son cou est un réel problème vu que les médecins ne le laissent toujours pas jouer aujourd’hui. Les Giants connaissent bien les retraites forcées à cause de blessures au cou avec David Wilson… Mais si sa condition le permet Donnell peut toujours être une bonne option dans le jeu de passe surtout en end-zone.

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Bilan par position 2015 : Wide Receivers

Après les QB et les RB, on s’attaque aujourd’hui aux WR dans le bilan des escouades 2015. Cette escouade est particulière car très déséquilibrée. Derrière une superstar, les autres joueurs peinent à se montrer et ce poste pourrait subir des changements importants cette intersaison.

Wide Receivers :

#13 Odell Beckham Jr. : 15 matchs joués (15 titularisations), 96 réceptions, 1450 yards, 13 touchdowns, 2 fumbles

Après avoir réalisé la meilleure saison de l’histoire pour un receveur rookie, Odell Beckham a vécu une intersaison mouvementée, où tous les projecteurs étaient braqués sur lui. Choisi pour être sur la couverture de Madden 16, critiqué par certains joueurs qui voyaient en lui un « one year wonder », légèrement blessé pendant le camp d’entrainement, OBJ avait la pression sur les épaules en commençant la saison, et il l’a partiellement tenue.

En effet, dans le jeu, Odell a encore été incroyable, réalisant des réceptions de dingue, des touchdowns longue distance ou des performances dignes des plus grands. Aujourd’hui déjà considéré comme un des meilleurs receveurs de la ligue, 2015 aura aussi relevé le défaut d’Odell : ne pas savoir répondre intelligemment aux provocations et aux coups bas de ses adversaires. Alors qu’Antonio Brown se fait découper la tête par les Bengals sans broncher, OBJ a violemment réagit à certains coups bas face aux Bills et face aux Panthers, au point de se faire suspendre un match par la NFL. Il nous a promis que ce serait la dernière fois, et il faut l’espérer car les cornerbacks adversaires ne vont pas manquer d’aller le chercher, si cela permet de le faire sortir de ses gonds. S’il parvient effectivement à se calmer, alors il n’y a pas de raison pour qu’il n’aille pas cherche le record de yards à la réception de Victor Cruz et qu’il dépasse les 1600/1700 yards en 2016, tant il semble dominant sur le terrain quand il se concentre sur son jeu.

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Bilan par position 2015 : Running Backs

Aujourd’hui c’est au tour des running backs d’être analysés par Big Blue Blog. C’est une position qui a été critiquée toute l’année par les fans des Giants à cause d’une rotation permanente des 4 principaux coureurs de la franchise. Il a fallu attendre la fin de la saison pour finalement voir Rashad Jennings s’imposer comme coureur #1.

HALFBACKS:

#23 Rashad Jennings : 16 titularisations, 195 courses, 863 yards (4.42 yards/course), 3 TD | 29 réceptions, 296 yards | 2 fumbles.

Comme dit plus haut, les Giants ont eu beaucoup de mal à gérer la rotation de leurs coureurs et c’est Jennings qui en a le plus souffert. Il lui a fallu attendre les quatre derniers matchs de la saison pour s’exprimer à la hauteur de son niveau.
Les statistiques le prouvent très clairement. Sur ses quatre dernières performances face aux Dolphins, Panthers, Vikings et Eagles, Rashad court 79 fois pour 432 yards. C’est 50% de son total de yards sur la saison. Sur cette période, sa moyenne par course est de 5.5 yards.

Malgré tout ça, il enregistre la meilleure saison de sa carrière. Mais à l’aube de ses 31 ans, il est logique de se demander s’il est capable de produire ce niveau de jeu jusqu’en 2018, année où son contrat se termine.

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Bilan par position 2015: Quarterback

Chaque année, on commence le bilan par position et chaque année on a un peu de mal à le finir… Cette année, on s’y met à 4 donc on espère quand même que cette lourde tâche sera plus facile à assumer. Et on compte sur vous pour nous relancer (gentiment) si on oublie quelques positions 😉

Comme d’habitude, on commence cette série par le poste le plus important de l’équipe: quarterback !

#10 Eli Manning: 16 titularisations, 387/618 (62.6%), 4432 yards, 35 TD, 14 INT, QBR 93.6, 11 fumbles, 4 fumbles perdus

Pour sa deuxième année sous Ben McAdoo, Eli Manning a clairement progressé. La saison commençait pourtant très mal avec ce fameux 3rd down à quelques yards de l’endzone des Cowboys quand Manning a préféré tenté une passe plutôt que de donner le ballon à son RB pour faire tourner le chrono. Cette erreur a coûté une victoire aux Giants. On a aussi vu un retour des delays of game à répétition. Cette erreur que l’on voulait bien supporter quand Eli était jeune, ne passe plus aujourd’hui auprès des fans. Et puis bien entendu on a les traditionnelles interceptions horribles (oui parce qu’il y a des interceptions pas si horribles) sans lesquelles Eli Manning ne serait pas Eli Manning.

Malgré ses cafouillages, je pense quand même qu’Eli Manning a eu une bonne saison. On se rappellera en particulier de 3 matchs:

  • Week 5 contre les 49ers: Eli complète 41 passes sur 54 pour 441 yards, 3 TD et 1 INT mais c’est surtout une match durant lequel Manning réalise un incroyable comeback avec 3 de ses meilleurs WR sur le banc dans le 4e quart temps. Eli finira la rencontre par un magnifique TD attrapé par Larry Donnell. Cette performance a d’ailleurs permis à Eli de remporter le titre de NFC Offensive Player of the Week.
  • Week 8 contre les Saints: Cette rencontre a beau s’être soldée par une défaite, le premier match du duo Manning-Beckham dans leur état natal était malgré tout un beau spectacle offensif: 30/41, 350 yards et 6 TD
  • Week 14 contre les Dolphins: C’était le seul match gagné après la bye week. Eli complèta 27 passes sur 31 (87%), 337 yards et 4 TD.

On terminera enfin par dire qu’Eli a battu plusieurs de ses propres records (passes complétées en une saison, passes tentées en une saison, TD marqués en une saison, QB Rating sur une saison). Il n’a pas encore battu le record de YA Tittle en termes de TD sur une saison (36) mais avec McAdoo aux commandes et Odell Beckham Jr. à la réception, cela semble réalisable.

Eli est aussi devenu le premier Giant à passer les 40.000 yards sur une carrière et se classe aujourd’hui 11e dans la liste des joueurs ayant lancé le plus de yards (44,191 yards).

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Eli Manning en 10 matchs

Petit moment statistique inutile mais qui fait quand même plaisir. Je suis tombé sur cette infographie postée par un fan des Giants sur le forum de TDA (merci Omaha) et je me suis dit qu’elle pourrait vous intéresser.

Source: Giants.com

Alors il faut savoir que c’est la 2nde fois dans sa carrière qu’Eli Manning marque 21 TD à la passe sur les 10 premières semaines. La dernière fois qu’il l’a fait c’était en 2010.

Autre statistique intéressante qui n’est pas affichée dans cette infographie: Eli ne s’est fait intercepté que 6 fois. C’est le première fois qu’il lance aussi peu d’interceptions sur les 10 premiers matchs. Il y était presque l’année dernière avec 6 interceptions sur les 9 premiers matchs mais comme vous vous en rappelez probablement, il s’était fait intercepté à 5 reprises contre les 49ers.

Jusqu’à cette saison, sa meilleure prestation en termes d’interceptions sur les 10 premières semaines était de 7 interceptions en 2008. A contrario, il avait lancé 17 interceptions sur les 10 premières semaines de la saison 2013 et 16 sur la saison 2010.

Bref, ce qu’on peut retenir de tout cela c’est que l’arrivée de Ben McAdoo et la sélection d’Odell Beckham Jr. à la draft en 2014 font le plus grand bien à Eli.

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Bilan par position 2014: Offensive Lineman

The Invisible Man

 

#65 Will Beatty LT: 16 matchs joués, 16 titularisations

Après une saison 2013 assez catastrophique, Beatty s’est bien rattrapé en 2014: 3 sacks concédés, 10 QB hits et 19 pressions.
Le LT des Giants revenait d’une blessure subie lors de la dernière semaine de la saison 2013 et on ne savait pas trop à quoi s’attendre après une si mauvaise saison. Au final, on a souvent dit que l’OL prenait l’eau de tous les côtés mais ça ne venait pas souvent de celui de Beatty.

Note finale: B+
Un net progrès pour Beatty qui justifie l’extension signée début 2014.

#74 Geoff Schwartz LG: 2 matchs joués, 2 titularisations

25 000 $: c’est le coût de chaque snap joué par Geoff Schwartz en 2014. En réalité, si on compte le fait que Schwartz a reçu un bonus de signature de 3,2 millions $, un salaire d’1,5 millions $ et 25 000 $ en roster bonus, on pourrait même dire que chaque snap de Schwartz a coûté 50 806,45 $.
Mais trêves de chiffres qui ne veulent rien dire! La plus grosse signature des Giants en 2014 n’a joué que 93 snaps lors de sa première saison à New York. Il s’est retrouvé en début de saison sur l’IR avec la possibilité de retour suite à une blessure subie en présaison. De retour en 12e semaine, Schwartz a joué contre les Cowboys et les Jaguars. Bien que l’échantillon soit peu important, il nous a permis de voir que malgré sa blessure, Schwartz jouait correctement. Malheureusement, Schwartz s’est blessé à nouveau a été placé définitivement sur l’IR.

Note finale: Incomplet
Comment noter quelqu’un qui ne joue pas?

#55 JD Walton C: 16 matchs joués, 16 titularisations

Walton était une autre acquisition de la free agency en 2014. On espérait qu’il retrouve son niveau pre 2012 lorsqu’il était C titulaire des Broncos. Malheureusement, le joueur qui avait été souvent blessé ces dernières années semble bien avoir laissé ses meilleures années derrière lui.
Que ce soit en pass protection ou run blocking, Walton n’était tout simplement pas au niveau. C’est d’ailleurs pas étonnant que les Giants aient décidé de se séparer de Walton alors qu’il lui restait encore une année sur son contrat.
Sur 2014, Walton a concédé 1 sack, 3 QB hits et 16 pressions.

Note finale: F
C’est un jugement sans appel mais l’expérience Walton est bel et bien un échec.

#77 John Jerry RG: 16 matchs joués, 16 titularisations

Quand les Giants ont signé John Jerry, l’ancien Dolphin impliqué dans le scandale du harcèlement moral d’un coéquipier, les Giants pensaient faire une bonne affaire en récupérant un titulaire correct à la recherche d’une chance de se racheter.
Si côté comportemental, on n’a rien à reprocher à Jerry, sur le terrain c’est autre chose. Il n’était pas horrible en pass protection, mais les stats ne sont pas non plus très belles puisqu’il a concédé 4 sacks, 2 QB hits et 23 pressions Mais là où ça fait surtout mal c’est en run block. PFF lui a donné une très mauvaise note.

Note finale: D-
Pas aussi mauvais que Walton, mais pas tellement mieux non plus. En gros, Jerry n’était pas du genre à se laisser submerger par l’adversaire mais il ne submergeait pas non plus ce dernier.

#67 Justin Pugh RT: 14 matchs joués, 14 titularisations

Vous connaissez le rookie wall? Pour ceux qui ne le connaissent pas, on dit souvent que lorsqu’un jeune joueur commence bien en NFL, il lui arrive à un moment dans son développement de stagner voire de régresser. Comme on dit chez les ‘ricains « he’s hit the rookie wall ».
C’est un peu le sentiment qu’on a en regardant cette 2nde saison de Justin Pugh qui nous avait épaté en 2013. Ceci dit, quand on prend un peu de recul, on s’aperçoit qu’en réalité Justin Pugh n’a eu que 3 matchs durant lesquels il a été horriblement mauvais: la rencontre contre les Colts, la 1e rencontre contre les Eagles et enfin celle contre les Seahawks. Sinon le reste du temps, le jeune RT nous a offert une prestation allant du correct au très bon.
Il y a donc une certaine irrégularité puisque Pugh était à la ramasse contre Connor Barwin (match aller) et Michael Bennett mais pourtant il s’est bien débrouillé contre Ryan Kerrigan, JJ Watt, Connor Barwin (match retour) ou encore Chris Long.

Note finale: C
Le jeune joueur a fait preuve d’une certaine irrégularité mais on n’est pas trop inquiet pour 2015.

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Bilan par position 2014: Tight End

Comme chaque année, nous faisons le bilan de chaque position. Après l’étude des QB, des RB et des WR, nous passons aujourd’hui aux TE.

#84 Larry Donnell : 16 matchs joués, 12 titularisations, 63 réceptions, 623 yards, 6 TD, 4 fumbles (4 perdus)

Arrivé à New York en 2013 à la suite d’une draft où il n’avait pas été sélectionné, Larry Donnell avait réussi, à la surprise générale, à passer les finals cuts et il était rester pendant la saison dans l’effectif, même s’il avait finalement peu joué et il n’avait pas été très convaincant. Dans un groupe de départ faible, Donnell a réussi a tiré son épingle du jeu pendant l’été et a gagné le poste de titulaire pour la saison. Il aura, en 2014, alterné le bon et le mauvais tout au long de la saison. Il aura connu un bon début de saison où, au bout de quatre matchs, il était parti sur les bases d’une saison à 1000 yards. Le point culminant de la saison a été atteint en week 4, contre les Redskins, où il explose totalement, captant 3 touchdowns en une rencontre. Malheureusement, la suite de sa saison sera marquée par une incapacité à être régulier, par des matchs où il sera totalement absent, sauf dans le « garbage time », et surtout par des fumbles cruciaux, en fin de matchs, qui nous plomberons plus d’une fois. A cela, il faut ajouter que, s’il a performé dans le « passing game », ses aptitudes en block sont toujours très mauvaise et il devra nécessairement s’améliorer, sur tout ces points, pour être un bon TE NFL.

Note finale: C
J’ai hésité à mettre seulement C- mais il aura quand même montré quelques bonnes choses. Seulement, il devra absolument arrêter de lacher le ballon en 2015. De plus, il est un horrible bloqueur, chose embêtante pour un TE NFL, même si on a tendance à l’oublier à cause de joueur comme Jimmy Graham. C’est pour cela que même sans être affreuse, la saison 2014 de Donnell ne peut pas être qualifiée de bonne. Exclusive Rights FA, Donnell vient d’être prolongé par l’équipe pour 1 an et un peu plus d’un demi-million de dollar, histoire qu’il prouve qu’il mérite que l’équipe lui fasse confiance sur le long terme.

#85 Daniel Fells: 16 matchs joués, 9 titularisations, 16 réceptions,188 yards, 4 TDs, 1 fumble (1 perdu)

Alors qu’il n’avait pas d’équipe en 2013, Fells a attérit à New York au printemps dernier, dans l’espoir d’intégrer les 53. Fells a réussi plus que ça. Sans être un grand joueur, il a été utile, faisant ce que l’on demande à un back-up. Bloqueur correct, le meilleur dans ce domaine de l’escouade, il aura aussi été très efficace, marquant un TD toutes les quatre réceptions (un peu de math ne fait jamais de mal). Cependant, il est tout de même difficile de s’emballer sur un TE back-up mais son expérience de vétéran a surement été appréciable.

Note finale: C
Si Fells a fait ce que l’on attendait de lui, il n’en reste pas moins que ce n’était pas exceptionnel. Il aura été efficace, sans plus. Signé pour un an l’an passé, il peut prétendre, et mérite, selon moi, au même contrat pour 2015 mais il n’est pas impossible de voir les Giants continuer sans lui, malgré son son expérience.

#81 Adrien Robinson: 16 matchs joués, 1 titularisations, 5 réceptions, 50 yards, 1 TD

Le « JPP des TE » (ce surnom le suivra jusqu’à la fin de sa carrière à Big Blue; rassurez-vous, ça ne devrait plus être trop long) a encore une fois déçu. Pas forcément par son niveau de jeu puisqu’il a peu vu le terrain mais par le fait qu’il ne joue pas. Après 2 saisons quasi-vierge, on pouvait espérer apercevoir enfin le joueur, surtout que cette année, il n’y avait aucun titulaire dans l’effectif. Mais non, rien ou presque, Robinson n’arrive pas à passer le cap qui lui permettrait de jouer. Il a marqué son premier touchdown en NFL, a réussi quelques blocks pas trop affreux mais c’est trop juste.

Note finale: D
Je n’étais peu être pas obligé de noter mais ce joueur me désespère, ou plutôt, sa situation. Drafté au 4e tour, on espérait, avec du développement, en faire un monstre, capable d’être dans le top des TE de la ligue, ou au moins aussi bon que ses prédécesseurs à New York que sont Shockey, Boss, Balard et Bennett. Mais on commence à comprendre qu’il n’en sera très certainement rien. Une déception. Alors qu’il entre dans la dernière année de son contrat en 2015, sa place dans l’effectif final n’est vraiment pas assurée, il devra la gagner lors du training camp.

Note finale de l’escouade : D

Un D peut paraitre dur, mais il n’y a vraiment rien eu de bon à ce poste en 2014, ormis les rares coups d’éclats de Donnell. Pour la deuxième saison consécutive, les TE sont un des gros points noirs de l’attaque de Big Blue et il se peut que le front office soit à la recherche de solution pour améliorer cette escouade pendant la FA.

Bilan par position 2014: Wide Receiver

Comme chaque année, nous faisons le bilan de chaque position. Après l’étude des QB et des RB, et après une pause due à notre calendrier surchargé, place aujourd’hui aux receveurs.

#13 Odell Beckham Jr. : 12 matchs joués, 11 titularisations, 91 réceptions, 1 305 yards (108,75 yards/match), 12 Touchdowns, 7 courses, 35 yards, 1 fumble (perdu), 1 passe tentée, Offensive Rookie of the Year.

Le douzième choix de la dernière draft a vu son entrée en NFL retardée à cause d’une blessure. En plus de rater le Training Camp, OBJ va aussi manquer les quatre premières rencontres. Il débute dans la grande ligue face à Atlanta. Et il n’a pas raté l’entrée des artistes. Sur son premier match, il attrape 4 ballons, pour 44 yards et son premier TD professionnel. Après la bye week, et la blessure de Cruz, OBJ n’est plus un rookie qui apprend mais déjà l’un des meilleurs receveurs de la ligue, si ce n’est le meilleur sur cette période. Ses stats donnent le tournis. Sur les neufs derniers matchs, il reçoit 1199 yards, soit 133 par match ! Mieux, le 23 novembre 2014, il explose aux yeux de la planète entière en réalisant un des plus beaux catchs de l’histoire, rien que ça. Après ce match, Odell est connu et reconnu par tout le monde, la hype qui l’entoure grandit et tous les yeux se tournent alors vers Big Blue. Heureusement, Odell aime qu’on l’aime et joue de cette ambiance, à coup de danses exubérantes et de provoc’ gentille. La preuve est le match contre Saint-Louis, où il est très clairement ciblé par la défense d’un type condamné par la NFL pour avoir mis des primes sur la tête d’adversaires. Ce match permit de prouver l’aura d’OBJ, certains coéquipiers n’hésitants pas à se faire exclure pour protéger le receveur. Odell termina tout de même le match avec 148 yards et 2 TD. Il fut tout autant ciblé par les Eagles énervant Beckham qui leur colla 185 yards et 1 TD, qu’il marqua en marche arrière, histoire de chambrer les DB verts.

Note finale : A+++
Je ne vois pas une autre note possible. Odell Beckham Jr. a été éblouissant cette saison, étant peut être l’un des meilleurs rookie receveur de l’Histoire. Après un début de saison frustrant, il a été notre rayon de soleil, notre raison d’assister à des purges comme le match contre Jacksonville. Il est le second Giants de l’Histoire à recevoir un prix de rookie de l’année, le premier étant LT, surement le plus grand défenseur de l’Histoire. Il faudra surveiller cependant comme il va évoluer avec son égo et l’attention qui va lui être portée, surtout qu’il ne dispose pas d’un physique impressionnant. Mais ça faisait longtemps qu’on avait pas vu un Giant briller sur une saison comme l’a fait OBJ.

#82 Rueben Randle : 16 matchs joués, 13 titularisations, 71 réceptions, 938 yards, 3 TD

Joueur inconstant depuis son arrivé en 2012, Randle sortait d’une belle saison où il avait montré son efficacité avec 6 TD. Le départ de Nicks lui laissait l’occasion de montrer qu’il pouvait être un titulaire en NFL. Et encore, une fois, en sortant de la saison, on ne sait pas trop quoi en penser. Randle a encore été irrégulier, mais, pire, il aurait été en retard à des rendez-vous de l’équipe, se qui a entraîné Coughlin a le mettre sur le banc, et à le faire jouer peu de snaps. Il a cependant magnifiquement terminé la saison avec deux matchs à plus de 130 yards (132 et 158 yards) face à Saint-Louis et Philadelphie. Sa saison 2014 nous aura donc permis d’avancer de 938 yards (son meilleur total en carrière) et de marquer 3 TD. Dans la dernière année de son contrat rookie en 2015, cette saison sera décisive pour lui.

Note finale : B-
Si seulement, il pouvait être régulier, sérieux et professionnel en 2015, alors les Giants auront, au minimum un superbe duo de receveurs de LSU. Randle a prouvé, en fin de saison, qu’il avait une aisance à prendre la profondeur du terrain et gagner de gros gains un rôle où il est pour l’instant dans le seul dans l’effectif. Avec Cruz dans le slot et OBJ qui fait tout, New York pourrai avoir un trio à plus de 1000 yards en 2015.

#80 Victor Cruz : 6 matchs joués, 6 titularisations, 23 réceptions, 337 yards et 1 TD

Alors qu’il sortait de sa seule saison complète à moins de 1000 yards en NFL, on espérait que Cruz serait le leader d’une jeune escouade de receveurs. Après un début de saison compliqué, dû notamment au fait que l’attaque « Made In McAdoo » se mettait en place, il a sorti deux matchs à plus de 100 yards contre Houston et Washington. Il a aussi marqué son début de saison par des mains plus savonneuse que jamais et par son incapacité a refaire de gros jeux. Malheureusement, le pire était à venir. Le 12 octobre, alors qu’il dispose d’un ballon dans la end-zone qui aurait permis à New York de recoller contre les Eagles, il se déchire le ligament rotulien. Il relâcha, sous le coup de la douleur, le ballon, tuant le match de New York et sa saison. Aujourd’hui, beaucoup de question se pose sur son retour et Reese a affirmé qu’il fallait bien évidement avoir une solution de secours, qu’on ne peut pas se permettre d’attendre le retour de Cruz pour voir nos problèmes disparaître. Sa vitesse pourrait d’ailleurs être affectée par cette blessure, bref, il faut attendre, mais l’avenir n’est pas radieux pour le receveur.

Note finale : C-
Il est très clairement compliqué de noter un joueur qui n’a joué que 6 matchs. Son début de saison n’est pas catastrophique, il aurait surement terminé autour des 1000 yards et aurait surement profité du talent d’Odell pour se faire oublier, et sortir de grandes actions, comme en 2011. Je rajoute un moins à la note pour la frustration causée par cette blessure et le fait qu’elle puisse ternir la suite de sa carrière.

#83 Preston Parker : 16 matchs joués, 7 titularisations, 36 receptions, 418 yards, 2 TD, 21 retours de KO, 509 yards (24,2 yards/retour)

Alors qu’il n’avait pas forcémement les faveurs des pronostics, Parker a réussi à passer les finals cuts. Et suite, aux différentes blessures à ce poste, il a vu son rôle augmenter au fur et à mesure de la saison. Parker a plutôt bien rempli son rôle, étant un receveur numéro 3 utile, et montra ses qualités de retourneur, remplaçant le pauvre Demps, décevant dans ce secteur.

Note finale: C+
Je tiens compte, dans cette note, des attentes placés sur lui. Il a vraiment bien dépanné au poste de receveur, auteur de quelques jolis matchs et surtout, il a été un retourneur utile malgré quelques fumbles. Signé pour deux ans en 2014, il sera de retour à New York en 2015 et devrait se battre pour une place dans l’effectif, place qu’il devrait, normalement, obtenir.

#15 Kevin Ogletree : 7 matchs, aucune titularisation, 5 réceptions, 50 yards

Signé au cours de la saison pour remplacer je ne sais plus quel blessé, Ogletree n’a pas beaucoup d’occasion de se mettre en valeur. Auteur d’un très bon match contre nous il y a deux ans, il n’a jamais vraiment confirmé. Il n’en reste pas moins qu’il est dans la ligue depuis 2009 et qu’il est une présence utile dans l’effectif plutôt jeune.

Note finale : Incomplet
Il est impossible de noter un joueur qui a aussi peu joué. Il faut cependant noter qu’il a été prolongé pour un an récemment et qu’il sera de retour à New York, où il devrait essentiellement se battre pour une place dans l’effectif final.

#12 Jerrel Jerningan : 2 matchs joués, 1 titularisation, 6 réceptions, 47 yards

Autre joueur inconstant par le passé, Jernigan n’aura pas eu l’occasion de prouver qu’il pouvait être un titulaire fiable. Blessé au cours du match contre Arizona, il est placé sur l’IR où il terminera la saison. Je ne vois pas trop quoi dire d’autre….

Note finale : Incomplet
Alors qu’il rentrait dans la dernière année de son contrat rookie, l’ancien troisième tour de la draft n’aura jamais su rentabiliser l’investissement effectué et rejoint la longue liste des erreurs du troisième tour sous Jerry Reese. Actuellement sans contrat, il ne devrait pas être de retour en 2015.

#88 Corey Washington : 14 matchs joués, aucune titularisation, 5 réceptions, 52 yards, 1 TD

Le tube de l’été 2015 n’aura pas réussi à confirmer, sur sa première saison, les belles choses vues en Août. Alors qu’il marquait un TD par match en présaison, Washington n’aura pas véritablement eu sa chance sur le terrain en 2014. Parfois inactif, souvent actif mais sans fouler le terrain, il aura frustré les fans de NY qui voulaient le voir à l’oeuvre, surtout en fin de saison où il n’y avait plus d’enjeu. Malheureusement pour lui, Coughlin a préféré le garder au chaud. On espère qu’il aura profité des entraînements pour progresser et qu’il aura un vrai rôle sur le terrain en 2015.

Note finale: Incomplet
Comme ses deux compères, il aura trop peu foulé le terrain pour pouvoir être jugé. Cette saison sera celle de l’apprentissage pour lui et il devra reprouver ses qualités en août 2015 pour rester dans l’effectif mais, dans l’absolu, 2014 restera comme une belle année pour le rookie, non drafté à la sortie de la fac et qui a réussi à trouver une équipe.

Note globale de l’escouade : B

Oui, OBJ tire, à lui tout seul, cette note vers le haut, mais après un début de saison hésitant, cette escouade nous offre un réel motif d’espoir pour la suite, avec un top receveur, un rookie star et un joueur bourré de talent. Si Washington pouvait émerger dans un rôle absent à Big Blue (le fameux grand receveur costaud), alors cette escouade serait terrifiante.