Retour sur une saison surprenante

Je vous avais bien dit que je serais présent jusqu’à la fin de la saison des Giants. Malheureusement, le manque de temps ne m’a pas permis d’écrire autant que je voulais (voire d’écrire tout court ^^). Je tenais cependant à vous faire part à l’issue de cette saison pour le moins surprenante.

Le début d’une nouvelle ère

Quand Tom Coughlin a annoncé sa démission et que les Giants ont recruté Ben McAdoo pour devenir le nouvel head coach des Giants, c’était une page de l’histoire de la franchise qui se tournait.

Durant l’intersaison, les Giants ont surtout mis l’accent sur la défense avec plus de 200 millions $ investis sur 4 joueurs (DE Jason Pierre-Paul, DT Damon Harrison, DE Olivier Vernon et CB Janoris Jenkins) et un CB du nom d’Eli Apple recruté dans le 1e tour.

L’attaque ayant été particulièrement productive durant les 2 années de McAdoo à la tête de cette escouade, les seuls changements majeurs étaient le retour de Victor Cruz et la sélection de WR Sterling Shepard et RB Paul Perkins à la draft.

Ainsi début le nouveau chapitre des Giants: d’un côté une défense considérablement renforcée et de l’autre, une attaque que tout le monde espérait voir proliférer pour une 3e saison consécutive.

Un début de saison inégal

Commencer la saison par deux victoires est généralement un très bon signe mais dans le cas des Giants, ces victoires n’étaient pas pleinement satisfaisantes. En effet, l’escouade offensive se montrait relativement inefficace contre des défenses particulièrement faibles. Entre mauvaises décisions et mauvaise exécution, les Giants ne semblaient pas très synchronisés en attaque.

Ce manque de rythme offensif a d’ailleurs été fatal à l’équipe qui perdit 3 rencontres d’affilée contre les Redskins, Vikings et Packers. A chaque fois des coupables différents: turnovers et pénalités à DC, les caprices d’OBJ et des choix stratégiques douteux à Minneapolis et enfin une absence totale de pass rush et des WR qui droppent à Green Bay.

Voilà comment en un rien de temps, une équipe qui commençait bien la saison se retrouva 2-3.

« Just win, baby ! »

Je reprends la phrase du légendaire Al Davis, propriétaire défunt des Raiders, qui illustre bien cette 2e phase de la saison new yorkaise.

Alors que les médias se demandaient si les Giants avaient fait le bon choix en poussant Tom Coughlin vers la sortie pour mettre le jeune et inexpérimenté McAdoo, les Giants se sont lancés dans une série de 6 victoires.

Nous n’allons pas nous mentir, à l’exception des Ravens et des Bengals, les autres adversaires des Giants étaient relativement faibles (Rams, Eagles, Bears & Browns).

Néanmoins, lors de cette série de 6 matchs nous avons vu une escouade défensive plus que dominante avec à sa tête le grand Landon Collins qui conclut plus d’un match avec une action décisive. Sur la ligne défensive, JPP, Vernon, Harrison et Hankins qui peinaient à récolter des sacks en début de saison (et étaient grandement critiqués pour cette raison) se forgèrent une véritable réputation de cauchemar pour les QB adverses.

Les Giants n’avaient plus connu une aussi grande défense depuis 2007-2008, époque à laquelle Steve Spagnuolo était coordinateur défensif.

Je dois d’ailleurs admettre que j’ai eu tort: j’étais initialement très sceptique quant au choix de McAdoo de garder Spag après une saison défensive catastrophique en 2015. J’ai eu le sentiment durant les premières semaines que la défense ne progressait absolument pas et pourtant après cette série de 6 victoires, mon avis était complètement différent.

Comme on dit, il n’y a que les idiots qui ne changent jamais d’avis.

Offensivement, l’équipe ne semblait toujours pas avoir retrouvé la formule qui avait si bien marché en 2014 et 2015 mais on a quand même vu des signes prometteurs avec Odell Beckham Jr. qui canalisait enfin toute son énergie sur son jeu (et avait une relation un peu gênante avec un kicking net) et un gameplan un peu plus varié et équilibré (surtout contre les Bengals).

La dernière ligne droite approchait pour des Giants qui semblaient enfin avoir trouvé la formule du succès

Les choses sérieuses commencent

Quand une équipe est à 8-3, on s’attend généralement à ce qu’elle se qualifie facilement en playoffs. Cependant les Gmen n’étaient qu’en 2e position de la NFC East avec 2 matchs de retard sur les Cowboys qui étaient alors invaincus depuis la 2e semaine de la saison.

Une qualification en playoffs était donc loin d’être certaine, surtout avec un calendrier beaucoup plus corsé que les 6 semaines précédentes: @Steelers, Cowboys, Lions, @Eagles et @Redskins.

La rencontre des Steelers était un véritable test pour les Gmen. Mais manifestement Big Blue ne s’était pas suffisamment préparée à cette épreuve et échoua face à Pittsburgh.

Malgré la déception de cette défaite, les fans des Giants n’attendaient qu’une chose: la possibilité de sweeper les Dallas Cowboys qui n’avaient perdu qu’un seul match de toute la saison: le match aller en week 1. Encore une fois, ce fut un match remporté grâce à la défense (et un seul big play d’OBJ). New York avait certainement des lacunes dans pas mal de domaines mais face à ce rival de division, l’équipe a réalisé une performance incroyable.

Big Blue remporta 2 des 3 derniers matchs. On était surtout déçu de ne pas voir les Giants battre les Eagles pour assurer leur qualification en playoffs mais cette défaite ne faisait que repousser l’inévitable (ou presque).

De retour en playoffs

Après 4 saisons sans playoffs, les Giants y retournaient enfin. Par la petite porte, certes, mais ils y retournaient. Est ce que le 5e trophée promis par Ben McAdoo lors de sa première conférence de presse en tant que head coach des Giants allait être obtenu début 2017?

Personnellement j’avais envie d’y croire mais je ne me faisais pas d’illusions. Les Giants avaient certainement une « Super Bowl defense » comme l’avait dit OBJ mais en attaque c’était toujours aussi médiocre voire nul.

Et contre les Packers (qui nous avaient déjà battu en début de saison), cela n’a pas pardonné. Les Giants ont réussi à titiller Aaron Rodgers en début de match mais très rapidement, le futur Hall of Famer a fait payer aux Giants de les avoir éliminé des PO en 2012 avec notamment un TD sur une Hail Mary pass en fin de première mi-temps.

Le résultat était sans appel et la déception chez les fans et les joueurs de ne pas avoir su faire mieux que one and done était très palpable.

Le 5e Lombardi new yorkais devra attendre.

Mais au final, que faut il retenir de cette saison?

Tout d’abord, que New York a retrouvé sa défense. Il sera certes difficile de garder tout le monde (Jason Pierre-Paul et Johnathan Hankins sont en fin de contrat) mais l’escouade de Steve Spagnuolo a un noyau de joueurs très prometteurs avec S Landon Collins (nommé 1st team All Pro et on espère Defensive Player of the Year), DT Damon Harrison (également 1st team All Pro), CB Janoris Jenkins, DE Olivier Vernon et Dominique Rodgers-Cromartie (tous les trois 2nd team All Pro). Et il ne faut pas oublier le rookie Eli Apple qui malgré une saison irrégulière a montré de très belles choses.

En attaque, on était très déçu. C’est le moins que l’on puisse dire. Après 2 années hautement productives, on ne s’attendait pas à un tel flop. Mais les Giants ont l’opportunité de renforcer l’équipe autour d’Eli Manning pour l’aider éventuellement à remporter un dernier titre avant la fin de sa carrière et dans le pire des cas, faire en sorte que son successeur soit très bien entouré. Quoiqu’il en soit, avec des joueurs comme Beckham, Shepard, C Weston Richburg, G Justin Pugh et RB Paul Perkins, les Giants ont également un noyau offensif avec beaucoup de potentiel.

Les Giants de 2016 n’auront pas été parfaits, loin de là. Mais en tout cas ils ont montré qu’ils étaient sur la bonne voie et j’ai déjà hâte de les revoir en 2017.

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13 réflexions au sujet de « Retour sur une saison surprenante »

  1. Je partage tes enthousiasmes, tes inquiétudes et tes espoirs. Je suis moins convaincu que toi par le potentiel d’Apple. Mais il mérite assurément d’être revu.

  2. a la fin de la saison derniere on se disait qu on méritait beaucoup mieux avec des défaites dans les dernieres minutes
    il était temps de changer mais mettre un coach sans experience en HC c était risqué
    la pression de coacher a NY n est pas la meme qu ailleurs, les journaux labas ne font pas de cadeaux et surtout ils sont impatient
    donc je suis agréablement surpris de cette année, on a plus de victoires que de défaites (et sa c est déjà pas mal), l equipe a pas mal joué dans l ensemble et nous avons pu retrouver les PO

    mes points positif :
    – la defense : la ligne est des plus impressionnante, avec un peu plus de pression au centre elle serait parfaite ^^,notre secondary est parmis les meilleur , joli duo de cb entre Janoris Jenkins et DRC, Apple va apprendre encore une saison derriere ces 2 monstres
    enfin nos LBs sont rester notre point faible avec de mauvaise couvertures sur les TE
    – l attaque : nos WRs ont fait une bonne saison, OBJ confirme son potentiel, Shepard prouve qu on a bien drafter au 2nd tour et Cruz a pu faire une saison complete

    nous avons beaucoup de chantier :
    -ameliorer notre OL (trouver un LT et tester Flowers a droite ou en G)
    -retrouver un jeu au sol (faire confiance a Perkins, la draft ou la FA )
    -tester Darian Thompson en FS, le rooki s etant bléssé en debut de saison il est l une de mes plus grosse deception, je pense qu il aurai pu faire quelques big plays
    -trouver un TE complet, que se soit en run block ou pass protect et qui ai des mains
    -eviter de faire relancer les coup de pied par Bobby Rainey ou OBJ, voir ce que l on fait de Harris qui coute chers et peu de rendement
    -Cruz: renegocier son contrat ainsi que celui de JPP et Hankins

    je m arrete la car on a tous beaucoup a dire sur notre equipe ^^

  3. Je ne trouve pas que trouver un TE soit nécessaire. Même s’il est plus un FB, et que cela se sent dans certains de ses plays, Will Tye est bon. En revanche, je partage pleinement ton analyse sur les LB. Quand je pense au trio LT-Banks-Pepper Johnson, à Jessie Armstead, ou même à Chase Blackburn (c’est dire !), je suis nostalgique.

      • Shockey avait des mains en or, mais niveau blocks ce n’était pas la panacée. Je préférais Bavaro. Et je crois même que je préférais Boss. Je suis persuadé que Will Tye, qui n’a que 25 ans, est la bonne personne à ce poste. En tout cas, ce n’est clairement pas, à mon avis, une priorité de changer de TE. Les chantiers essentiels sont en OL, chez les LB et nos Special Teams. Le reste est très encourageant. Surtout qu’avec un an de plus en tant que HC, McAdoo tiendra peut-être enfin sous contrôle ces garnements talentueux mais horripilants qui forment notre escouade de WRs.

    • Ah donc pour être un bon joueur faut faire des caprices sur la touche et se prendre un filet dans la gueule? Je sais pas ce que tu fumes, mais ça a l’air particulièrement fort ^^

      • Je sais pas comment tu interprète mon commentaire… je dis juste que Eli et OBJ sont des joueurs complètement différent, perçue de façon très différente, caractère différent, 2 talent different. Ça me dérange pas qui est le meilleur ou pas. Qu il soit noir, blanc, calme, excité, capricieux, nerd, américain, français, jeune, vieux etc…

        Eli et OBJ doivent travaillé ensemble malgré leur différence. Toi et Eli aurait peut être besoin de fumé un peu ça vous décoincerait un peu.

      • Jordan, assume au moins tes commentaires. Pourquoi opposer les comportements d’Eli et OBJ si au final tu t’en fiches? Tu as passé la saison à nous bassiner que tous les problèmes des Giants venaient d’Eli qui n’était plus au niveau pour faire gagner cette équipe. Maintenant tu nous ressors la citation de Dez Bryant en te demandant qui est l’opposé d’OBJ qu’on ne verra « jamais être malade à l’idée de perdre ». Et quand je viens te demander si il faut forcément faire des caprices pour être winner, tu bats en retraite et tu te mets sur la défensive.

        Comme je te le dis depuis le début, il y a plein de raisons valables pour critiquer Eli cette saison et elles ont d’ailleurs été pointées régulièrement sur ce blog. Par contre il y a une différence entre critique constructive et acharnement. Tu es clairement dans la seconde catégorie et franchement c’est usant car ça n’avance à rien.

      • J’assume mes commentaires. Est ce que tu le comprend de la bonne façon? Je m en fiche pas. OBJ et Eli son très différent et son deux excellent joueurs. Eli a eu des problème cette saison oui. Est ce qu’il peut être excellent l’an prochain. C’est possible et le le souhaite.

        Tu te souviens de McNaab et Owens?
        Ce que je veux moi personnellement pour l’an prochain c’est que notre attaque soit une bonne unité. Et faut que ses 2 joueurs trouve une façon de mieux fonctionné ensemble.

  4. Et par pitié pour nos yeux, Jordan, passe tes commentaires anti-Eli au correcteur orthographique avant de les poster ! On peut être un anti-Eli borné, monomaniaque, de mauvaise foi ET respecter la langue, non ?

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