Bilan par position 2013: Defensive Lineman

Comme chaque année, Big Blue Blog fait le bilan de chaque position et en 2014, j’apporte mon aide à Thiergow. Après avoir décrypté les performances de nos QBde nos RBde nos WR, de nos TE et de nos OL, il est temps aujourd’hui de s’attaquer à notre seconde ligne : la DL.

  • Defensive Ends :

#91 Justin Tuck : 16 matchs joués, 15 titularisations, 41 tackles, 11 sacks, 1 interception, 2 fumbles forcés.

Justin Tuck a connu une véritable renaissance en 2013. Alors qu’il était décevant depuis deux ans, malgré des paroles répétées indiquant que tout allait bien ou presque. A la dernière intersaison, il nous a indiqué qu’il serait de retour en 2013. Tous, ici, ne demandions qu’à le croire. Et on a été servi. 11 sacks, 41 tackles, et une pression permanente. Il a été le leader de cette ligne défensive, et un des leaders de la défense. Tuck fait une grande saison la dernière année de son contrat et cela devrait lui permettre de toucher un beau paquet d’argent, malgré son age qui commence à avancer, et l’on souhaite tous qu’il reste, afin de terminer sa belle carrière dans son équipe de toujours.

#90 Jason Pierre-Paul : 11 matchs joués, 6 titularisations, 20 tackles, 2 sacks, 1 interception, 1 TD.

Après une année 2012 où il avait vu sa production chutée, mais où son impact était présent, on s’attendait à ce que JPP, en 2013, enchaîne les sacks grâce au fait qu’il ne serait plus la seule menace de la ligne. Si Tuck a été très bon tout au long de la saison, ce ne fut pas le cas de Pierre-Paul qui a eu une présaison gâchée par les blessures et qui a commencé la saison hors de forme. Finalement, il ne fera qu’un seul bon match avant de se blesser à nouveau et de finir son année à l’infirmerie. Le problème de JPP, c’est qu’à l’entame de la dernière année de son contrat, il n’a fait qu’une seul très bonne saison, saison qui se finira avec une bague. Sa saison 2012, sans être mauvaise, ne peut être qualifié de bonne à cause d’une faible production. On attend désormais un Jason Pierre-Paul en forme pour 2014, afin qu’il justifie de l’utilité de lui donner un nouveau contrat (et les millions qui vont avec).

#94 Mathias Kiwanuka : 16 matchs joués, 10 titularisations, 25 tackles, 6 sacks, 2 fumbles forcés.

Kiwanuka, c’est peut être la déception à New York sur cette ligne. Débarrassé d’Osi Umenyoira dans la rotation, il aurait dû produire beaucoup plus qu’il ne la fait, surtout avec les déboires physiques de JPP. Si sa production finale n’est pas ridicule, loin de là, il n’empêche que Kiwi n’a pas assez pesé sur le jeu, et il a accumulé des erreurs et des fautes stupides. Une année décente, mais pas catastrophique, qu’il aura à cœur, on l’espère de faire oublier en 2014.

#98 Damontre Moore : 15 matchs joués, aucune titularisation, 9 tackles, 1 fumble forcé, 1 punt contré.

L’exemple type du BPA en 2013 pour les Giants. Attendu au deuxième tour de la draft 2013 (certaines Mocks Draft le mettait même au premier tour), Moore a chuté à cause d’un comportement et d’une éthique de travail critiqué lorsqu’il était du côté de Texas A&M. Pas effrayé par ces défauts, Reese n’a pas laissé passer un joueur dont le potentiel semblait énorme. Et on a pu vérifier cela sur les actions où Damontre Moore à jouer. Cantonné, comme JPP en son temps, à un rôle en ST, il aura souvent mis de la pression sur le punteur adverse, et il aura même permis un TD de Taylor, le premier depuis 30 ans pour les Giants sur un Punt bloqué. Seulement, on a aussi pu apercevoir le manque de discipline du bonhomme avec des pénalités stupides reçues de temps à autre. Si certains demandaient à ce qu’on lui donne du temps de jeu dès cette année, Moore n’aura finalement pu ce contenter que de miettes. Cependant, nul doute que son rôle devrait gagner en influence l’année prochaine et on espère bien que l’on pourra féliciter Reese d’avoir fait un nouveau beau coup à la draft (et d’avoir brisé la malédiction qui sévissait à New York concernant les joueurs draftés au troisième tour).

  • Defensive Tackles :

#99 Cullen Jenkins : 16 matchs joués, 15 titularisations, 23 tackles, 5 sacks, 2 fumbles forcés.

Notre plus gros coup de la dernier FA (oui, on est définitivement pas les Dolphins) a fait une bonne saison. Si notre défense a été bien meilleure en 2013, et notamment contre la course, il faut féliciter l’ex-Eagle. En 2012, la défense des Giants s’est faite massacré car les coureurs adverses s’amusaient. En 2013, elle a très bien résisté contre Peterson, McCoy ou Eddy Lacy par exemple. Jenkins a eu une vraie influence. Ces 5 sacks, la pression qu’il a constamment exercé sur le QB adverse nous laisse penser que Reese a encore fait un bon coup.

#97 Linval Joseph : 15 matchs joués, 15 titularisations, 33 tackles, 3 sacks, 1 fumble forcé.

Là encore, on se retrouve en présence d’un joueur qui a fait une bonne saison (après avoir passé toute la première partie du bilan, consacré à l’attaque, à parler de déception, cette deuxième partie sera placé sous le signe des bonnes surprises). Linval Joseph n’a cessé de progresser depuis sa draft au second tour en 2010. Ça fait trois ans maintenant qu’il est un joueur solide de notre défense. Aujourd’hui FA, il est un joueur qu’il faudra conserver même s’il n’est pas la priorité absolue.

#93 Mike Patterson : 16 matchs joués, 1 titularisation, 18 tackles.

L’autre transfuge des Eagles, arrivé après une opération au cerveau donnant légitimement des doutes sur sa santé, a fait une année sans surprise. On savait, au moment de sa signature, que son rôle serait limité, du fait de son état physique, et qu’il serait juste dans la rotation. On ne l’a pas énormément vu, il n’a pas fait beaucoup d’action spectaculaire, mais il a été utile, a confirmé une bonne présence contre la course et ces 18 tackles en sont la preuve. Aujourd’hui FA (décidément, j’ai l’impression de toujours écrire ça ^^), je ne sais pas ce qu’on va faire de lui. S’il reste, il devrait avoir le même rôle qu’en 2013. Si, en revanche, il venait à partir, il ne serait pas une perte irremplaçable.

#95 Shaun Rogers :  7 matchs joués, 2 titularisations, 7 tackles.

Des stats qui ne parlent pas forcément pour lui. J’ai été surpris du faible nombre de placage, de l’absence de sacks, car il n’a pas été invisible sur le terrain. Loin d’avoir fait une grande saison, on l’a vu mettre une bonne pression sur les quarterbacks adverses. Une année meilleur sur le terrain que sur le papier, ça n’a pas été chose courante cette année à New York.

#95 Jonathan Hankins : 11 matchs joués, aucune titularisation, 9 tackles.

Il n’y a rien à dire sur la saison de notre choix du 2eme tour de la dernière draft. Pour lui, l’essentiel de la saison a dû se passer en interne, à apprendre la NFL. On attend de le voir pour l’année prochaine. Cependant, il a un peu plus jouer sur la fin de saison et les premiers retours sont bons.

#78 Markus Kuhn : 5 matchs joués, aucune titularisation, 1 tackle.

Quand Kuhn, aujourd’hui 28 ans, est arrivé en NFL (drafté au dernier tour par les Giants en 2012), on savait que l’on prenait un projet et que Kuhn n’était pas encore prêt pour la NFL, notamment par la faute d’un manque de technique. Après deux saisons, il est venu le temps pour l’Allemand de se montrer. Après deux années passées majoritairement en dehors du terrain, 2014 devrait pour lui être l’année de sa carrière : soit il montre qu’il n’a plus de grosses carences techniques et il s’installe tranquillement dans la rotation; soit il ne montre pas de progression et il ne devrait alors pas rester dans le roster pour la saison à venir.

2 réflexions au sujet de « Bilan par position 2013: Defensive Lineman »

  1. J’arrive toujours pas à comprendre pourquoi on a pris Kuhn, 7ème round d’accord, mais quand même rookie à 26 ans et pas terrible ( 7ème tour vous me direz quoi que sa n’est pas forcément une raison ), on aurait pu choisir autre chose quand même.

  2. Tout à fait d’accord avec cette analyse, notamment ce que tu écris à propos de Rogers. L’intensité et la discipline ne se mesurent pas forcément en stats. La pression qu’il mettait quand il était sur le terrain était exemplaire. Si on avait eu plus de joueurs avec la mentalité et l’implication de Rogers ou Tuck, on n’en serait pas là.

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