Retour sur les simulations de blessures

Avant toute chose voici la vidéo des faits incriminés ci dessous.

Alors simuler une blessure pour ralentir l’attaque adverse n’est pas une nouveauté dans le football américain. PFT rappelait que cette pratique a commencé en football universitaire dans les années 50 contre les attaques en no-huddle puis s’est transportée en NFL dans les années 80.

Donc la pratique est bien présente mais n’a jamais été aussi évidente que lors du match des Giants contre les Rams. La défense ayant du mal à suivre le rythme de l’attaque no huddle des Rams a voulu changer ses joueurs alors que le ballon se rapprochait de l’endzone. Mais pas de temps! Les Rams sont déjà en train de se réaligner. Que faire?

La solution logique aurait été de prendre un temps mort. Mais non, 2 joueurs (pas un mais bien 2) décident de se jeter à terre grossièrement pour feindre une blessure et forcer les arbitres à prendre un temps mort.

Voilà à quoi on en est réduit chez les Giants: tricher de manière grotesque pour rester dans le match.

Les arbitres auraient pu lancer un flag pour delay of game (pénalité de 5 yards) ou unsportsmanlike conduct (15 yards) mais comme ils n’ont apparemment pas vu les 2 joueurs se jeter à terre, il est impossible pour eux de savoir si un joueur simule ou non.

La NFL non plus ne peut rien faire à moins qu’un joueur ou un autre membre (coach ou front office) admette la faute mais bien entendu tout le monde nie. Deon Grant a déclaré:

“I don’t fake nothing. How can another person that’s not in your body tell you when you’re faking an injury?”

Antrel Rolle quant à lui joue avec le feu et supporte les blessures simulées, tout en précisant que ce n’était pas le cas pour Grant et Williams:

« This is the NFL. No one is dumb in this league.  Many teams do it all the time.  In my eyes as a veteran it was an extremely smart play on their behalf . . . if they were in fact faking.”

Vraiment ce joueur devrait apprendre à se taire… Enfin Tom Coughlin pense que les joueurs avaient des crampes. D’ailleurs on peut légitimement se demander si l’instruction ne venait pas des coaches. En tout cas Perry Fewell ne tirait pas une tronche de quelqu’un de fier juste après cette prestation digne d’un Oscar.

La NFL a donc fait la seule chose qu’il y avait à faire: elle a donné un avertissement aux 32 équipes disant que les simulations de blessures avérées seront sanctionnées par des amendes, des suspensions et/ou des pertes de choix de draft.

Je ne peux qu’applaudir la ligue pour une telle réaction et j’espère que pour la saison prochaine on trouvera un moyen de réprimander ce genre d’acte sans pour autant risquer de s’en prendre à des joueurs réellement blessés.

C’est une tâche compliquée et il y aura toujours des joueurs qui passeront entre les mailles du filet mais il faut tout faire pour que le football américain se transforme en festival de simulations comme on peut en avoir en football traditionnel.

2 réflexions au sujet de « Retour sur les simulations de blessures »

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