Bilan par position 2016 : Linebackers

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Jonathan Casillas a montré les muscles cette année. Crédit: NY Daily News

Depuis la retraite d’Antonio Pierce, l’escouade de linebackers à New York est composée de joueurs de second plan. Jon Beason nous avait donné de l’espoir mais son corps n’a pas suivi le MLB a pris sa retraite l’an passé. Et cette année n’était pas destinée à changer la donne. Jerry Reese semblait avoir mis le paquet sur la quantité, en espérant que des bons titulaires sortent du lot. Regardons ensemble ce qu’il en est advenu.

#52 Jonathan Casillas, 29 ans : 16 matchs (15 titularisations), 61 placages, 1,5 sacks, 8 passes défendues, 1 fumble forcée

Joueur efficace, surtout en Special Team, partout où il est passé, Casillas a complétement explosé en 2016, devenant un bon titulaire en tant que LB. On connaissait son influence dans le vestiaire, où il agit comme un leader, mais qu’il joue en tant que tel, c’est moins inattendu. Il réalise sa meilleure saison statistique à 29 ans et a permis à Big Blue d’avoir un titulaire fiable. L’influence de la ligne a surement aidé mais le Casillas a montré une excellente agressivité et une bonne capacité à lire les blocs. De plus, lui qui a souvent joué au poste de OLB, chargé notamment de la couverture, il est également dangereux en défense aérienne. Une vraie saison de titulaire NFL.

Signé pour 3 ans en 2015, Casillas sera dans la dernière année de son contrat en 2017. Et sa saison 2016 nous donne l’espoir d’avoir un vrai titulaire. Il devrait normalement débuter au poste de MLB mais il sera intéressant de voir ce que le rookie BJ Goodson aura à offrir pour sa seconde saison. En plus de son niveau, Casillas semble aussi être le leader de cette escouade et du front seven, ce qui lui donne un avantage supplémentaire dans la lutte pour le poste de titulaire. Mais se projeter avec Casillas en tant que MLB titulaire et ne pas en être inquiet est une bonne indication de la qualité de sa saison.

#59 Devon Kennard, 25 ans : 16 matchs (9 titularisations), 40 placages, 1 sack, 1 passe déviée, 1 fumble forcée

Après 2 premières saisons intéressantes mais tronquées par les blessures, Kennard était un joueur frustrant, très bon en pass-rush mais incapable de rester en bonne santé. Pour 2016, il a affirmé avoir changé sa préparation, afin d’éviter les blessures. Et de ce point de vue-là, cette saison a été réussie. Sur le terrain, c’est différent. Il réalise les pires stats de sa carrière, alors qu’il n’a jamais autant joué (4,5 sacks sur sa saison rookie en ne jouant que 12 matchs). Il a été très discret sur le terrain en 2016. Il n’a jamais réussi à insuffler quelque chose dans cette escouade, alors qu’il était le seul titulaire de Big Blue en 2015 à cette position à avoir garder son poste

Il faudra savoir si cette baisse de régime est dû au fait que la ligne défensive a été meilleure qu’avant, laissant moins de miettes, qu’il y avait de meilleurs joueurs à côté de lui, ou que son changement de préparation a influé négativement sur ses aptitudes. Il sera dans sa dernière année de contrat rookie en 2017 et on attendra de lui qu’il explose, afin d’aller chercher un contrat à la hauteur de son talent.

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Bilan par position 2016: Defensive linemen

Avec plus de 140 millions $ investis par Jerry Reese sur la DL (85 M$ pour Vernon, 46,25 M$ pour Harrison et 10,5 M$ pour JPP), les fans s’attendaient à une bien meilleure DL qu’en 2015.

Malgré des débuts difficiles, cette ligne est rapidement devenue l’une des plus redoutables escouades de la NFL.

#90 Jason Pierre-Paul, DE, 28 ans: 12 matchs, 12 titularisations, 53 placages, 7 sacks, 8 passes déviées, 3 fumbles forcés

En 2015, on se demandait si JPP serait un jour capable de jouer à nouveau à un haut niveau malgré sa main amputées de quelques doigts. Il était manifeste à l’issue de la saison 2015 que Pierre-Paul avait toujours la force et l’énergie pour dominer en NFL mais le plâtre entourant sa main blessée venait l’handicaper.

2016 devait être l’année de la renaissance de JPP et elle le fut. Après une intersaison entière à travailler sur son jeu avec un gant special pour sa main, Jason Pierre-Paul a démarré la saison au poste de LE (face au RT). Très rapidement, on a retrouvé le joueur qui domine contre la course. En 10 matchs, il n’obtiendra que 1,5 sacks mais ça ne veut pas dire que le joueur ne fait pas sentir sa présence constamment, bien au contraire.

En deux matchs (contre les Bears et les Browns), Jason accumule 5,5 sacks. Le match contre Cleveland est d’ailleurs inédit pour la carrière de Pierre-Paul puisque c’est la première fois qu’il obtient 3 sacks en une rencontre. Il a également récupéré un fumble qu’il a retourné pour un TD. Cette performance lui valu le titre de NFC Defensive Player of the Week.

En plus de ses sacks, il y a les stats moins visibles (voire invisibles) pour un DE:

  • 54 total QB pressures
  • 8 passes déviées (2e de la Ligue)

Malheureusement, JPP se blessa en décembre et termina la saison régulière à l’infirmerie. Les Giants avaient cependant décidé de ne pas le placer sur l’IR dans l’espoir qu’il puisse revenir jouer durant les playoffs. Mais vous connaissez le reste de l’histoire: les Gmen furent éliminés lors du premier tour contre les Packers.

Ceci dit, malgré sa participation à seulement 12 matchs, JPP a joué plus de snaps (792) que plusieurs DE ayant joué 16 matchs.

JPP doit être free agent pour la 3e fois de suite. L’année dernière il avait accepté de prendre moins d’argent pour rester à New York (10,5 millions $). Est ce que cette année il acceptera de donner un nouveau discount aux Giants ou est ce qu’il se battra pour obtenir le gros contrat qu’il attend depuis quelques années? Affaire à suivre…

#54 Olivier Vernon, DE, 26 ans: 16 matchs, 16 titularisations, 63 placages, 8.5 sacks, 1 fumble forcé

« J’ai l’impression que cette signature est similaire à celle de Byron Maxwell par les Eagles l’année dernière. On a signé un joueur qui a très bien joué sur une ligne qui inclut Cameron Wake et Ndamukong Suh mais sera-t-il capable de faire aussi bien chez les Giants? Bref, je suis très sceptique bien que je reconnaisse que cette signature va de toute manière faire du bien à notre DL. »

Telle était ma première réaction face à l’annonce de Vernon, la plus grosse signature des Giants en 2016 (85 M$ sur 5 ans). J’ai vite ravalé mes mots.

Nous étions beaucoup, encore une fois, à être inquiets par le peu de sacks décrochés par cette nouvelle recrue. Au total, il n’a enregistré que 8,5 sacks. Si on s’arrête là, on peut se dire que les Giants n’ont pas eu un bon retour sur investissement (plus de 650 K$ par sack si on regarde son cap hit en 2016). Mais voilà, évaluer un DE au nombre de sacks réalisés est aussi pertinent qu’évaluer une OL en fonction du nombre de sacks encaissés. Ces placages glorifiés ne sont que la partie visible de l’iceberg.

De nombreux sites, tel que PFF, rappelaient que l’absence de sack (ou presque, puisqu’il en a enregistré 1 en 7 matchs) était compensée par une pression constante sur les QB adverses. En effet, Vernon a enregistré 86 pressions ce qui le classe en deuxième position derrière Khalil Mack des Raiders (96 pressions).

Et il faut aussi prendre en compte de le nombre de snaps joués: tout comme JPP, Vernon a eu très peu de repos. Au total, il a joué 1040 snaps (93,25% des snaps défensifs) durant la saison régulière soit 88 snaps de plus que n’importe quel joueur. Il me semble que le nombre moyenne de snaps par match se trouve aux alentours de 50. Donc en d’autres termes, Vernon aurait joué 17,5 matchs en 2016 (sans compter le match de playoff).

En tout cas, ce qui était initialement vu comme un pari risqué s’avère être pour le moment une affaire plutôt rentable pour Big Blue.

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Adrian Peterson chez les Giants ?

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Adrian Peterson va t-il troquer le violet pour le bleu ? Il semble le souhaiter.

Après avoir affirmé, il y a quelques semaines que les Giants étaient dans le top 3 des équipes pour lesquelles il voulait jouer s’il venait à être coupé, Adrian Peterson a continué son appel du pied aujourd’hui sur Twitter.

Le RB star, 4 fois All-Pro et MVP en 2012, passe peut être ses derniers instants en tant que Vikings. En effet avec un cap hit de 18 millions de dollars en 2017, il est bien trop cher pour un joueur qui n’a joué que 20 matchs sur les 3 dernières saisons. A 31 ans, il semble évident que ses meilleures années son derrière lui. Et visiblement, Peterson semble préparer le terrain pour sa nouvelle équipe.

Cette nuit, il a tweeté :

 Bien évidemment, le coureur ne passe pas ses journées à commenter l’actualité des franchises NFL, c’est même son premier tweet depuis le 6 février. C’est donc loin d’être innocent. Quels sont les « interesting moves » auxquelles le joueur fait référence ?

S’il y a la coupe de Victor Cruz qui permet de libérer du cap, il y a également la coupe de Rashad Jennings, running back titulaire depuis 3 ans. Il y a donc une place à cette position et Peterson l’a bien remarqué.

Après, dans l’autre sens, faut-il que les Giants signent l’ancien MVP ?

Difficile d’envisager un salaire pour le numéro 28 mais il devrait demandé à être l’un des QB les mieux payés, j’imagine à hauteur de 7-8 millions de dollars par an avec un contrat court (je balance un chiffre un peu au pif, j’ai aucune idée de son prix mais je le mets proche de ceux de McCoy, Stewart, Martin et Charles). C’est un prix très élevé pour une position où tous les meilleurs joueurs sont sous contrat rookie (Elliott, Freeman, Johnson…). Un RB n’a pas une longue carrière et c’est surtout par la draft qu’on trouve des solutions à ce poste. Investir sur ce poste créerait une dépense supplémentaire par rapport à nos concurrents. Je préférerais investir sur un OT, payer Jason Pierre-Paul ou Jonathan Hankins ou signer un LB digne de ce nom. De plus, le risque de blessure pour un RB âgé est important et je n’ai pas envie d’investir sur un joueur qui a de grandes chances de se blesser, surtout avec notre ligne.

Après, si Paul Perkins a montré de bonnes choses, il reste un jeune RB qui doit progresser. Avoir Peterson à côté de lui pourrait lui être bénéfique mais il y a un gros risque de Peterson vampirise les portées et que Perkins se retrouve dépourvu de ballons.

Enfin, il ne faut pas oublier que Peterson a été suspendu pendant 1 an par la ligue en 2014 pour avoir frapper son fils. La gestion calamiteuse du dossier Josh Brown par Jerry Reese est encore présente dans les esprits et se serait un mauvais signal, sur le plan moral, que de signer le MVP 2012.

 

Bilan par position 2016 : Offensive linemen

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Secteur en reconstruction depuis le départ de l’exceptionnel ligne des années 2000, Jerry Reese n’aura pourtant pas renforcé d’un seul homme l’OL à la dernière intersaison. Face aux espoirs entraperçus en 2015, cette décision pouvait se comprendre. On attendait donc que tout le monde monte en régime cette saison et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’a pas  vraiment été le cas.

#74 Ereck Flowers, 22 ans : 16 matchs (16 titularisations)

Voici ce qu’on écrivait (Thiergow précisément mais j’étais d’accord avec lui) il y a un an, après la saison rookie d’Ereck Flowers :

« Au final, je pense qu’on peut être plutôt satisfait de la prestation de Flowers sur le côté gauche de la ligne. Comme on pouvait s’y attendre, le joueur était tout simplement inarrêtable en run block. Pour ce qui est de la protection du passeur, je ne saurais dire si Flowers était vraiment bon ou si c’était l’extrême nullité de Newhouse qui cachait les faiblesses de Flowers, mais PFF nous indique que Flowers peut encore faire des progrès dans ce domaine.

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Hommage à la salsa new-yorkaise

(Je suis un peu comme Brett Favre: j’ai pris ma retraite, mais je ne suis pas vraiment parti – et aussi, je ne crois pas que le niveau d’un bon QB se mesure seulement en fonction du nombre d’interceptions ^^)

Les Giants viennent d’annoncer qu’ils avaient décider de se séparer de Victor Cruz. Je tenais donc à vous faire une « petite » (donc très longue) rétrospective des quelques saisons du numéro 80 chez les Gmen.

Il faut remonter très loin dans les archives du blog pour retrouver la première mention du nom de Victor Cruz. Tellement loin que j’ai presque eu l’impression de faire des fouilles archéologiques (insérer ici remarque narquoise sur mon âge de Rookie_BzH).

La première fois qu’on a évoqué Cruz, c’était le 16 juin 2010 à l’occasion d’un compte rendu de minicamp (oui, il fut un temps où j’avais suffisamment de temps libre pour ce genre d’article un peu inutile). Mais à cette époque, Victor Cruz n’était qu’un UDFA inconnu de la Ligue qui se battait pour avoir une chance d’être dans l’équipe.

Ce n’est que 2 mois plus tard, le 16 août 2010, que Cruz s’est fait remarqué en marquant 3 TD lors du traditionnel match de présaison contre les Jets. Cruz portait le numéro 3 et avait retenu l’attention du coach adverse, Rex Ryan, au point que ce dernier en parle à Tom Coughlin à la fin de la rencontre.

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Bilan par position 2016 : Tight ends

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Certainement la dernière fois qu’on peut mettre une photo de Larry Donnell sur ce blog.

Avec un peu de retard, voici venu le moment de faire le bilan sur une escouade sur laquelle on fondait peu d’espoir. Et cette saison ne nous a pas donné tort.

#45 Will Tye, 25 ans : 16 matchs joués (10 titularisations) 48 réceptions, 395 yards, 1 touchdown

Après une saison rookie qui l’avait vu sélectionné dans l’équipe des rookies UDFA par la NFL, on attendait de Tye une progression afin de savoir s’il pouvait être un titulaire crédible pour le futur. Finalement, sa saison est un peu décevante. S’il réalise 6 réceptions de plus qu’en 2015, il a scoré 2 TD de moins et parcouru 70 yards de moins. D’autant qu’il n’a pas eu à faire à une concurrence féroce à sa position. En block, cela reste néanmoins honorable, même s’il est loin d’être une référence.

Finalement, le bilan est quand même moyen pour le joueur qui n’a pas confirmé. Si le poste de TE n’est pas une priorité absolue, il devrait néanmoins avoir plus de concurrence l’an prochain.

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Bilan par position 2016: Wide receivers

Après les quarterbacks et les running backs, c’est au tour des receveurs de faire l’objet de notre bilan annuel. Une escouade dont on attendait beaucoup en début de saison. A t-elle répondu aux attentes ?

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L’avenir des Giants est certainement là. Crédit : Nydailynews.com

#13 Odell Beckham Jr, 24 ans : 16 titularisations, 101 réceptions, 1367 yards, 10 touchdowns, 3 fumbles (1 perdu)

Que dire ? Ne me parlez pas du bateau ou de l’épisode avec le filet pour me dire que Odell est un joueur immature qui gêne l’équipe. Il est incroyable, et c’est sûrement le plus mort de faim à tout moment sur le terrain. Il est très loin d’être un problème pour cette équipe de par son comportement en dehors du terrain. Fin de la « parenthèse » extra-sportive
Venons-en aux faits, 3ème en yards, 2ème en TDs, des records encore atomisés. Il est inarrêtable. On retiendra de cette saison son game winner contre les Ravens en 4ème 1 sur nos propres 35 yards à 1 minutes 46 de la fin (Dans un match monstrueux : 222 yards, 2 touchowns) ; le spin move sur Norman en point d’exclamation de ce match où dernier aura clairement montré qu’il est incapable de le prendre en 1v1 ; son touchdown de 62 yards yards sur un slant (oui oui) contre Dallas, notre seul du match qui nous permettra de l’emporter, son « tip-toe » touchdown en fond de end zone contre les Packers… Et j’en passe beaucoup !

Un point négatif ? Le match de playoffs. Il s’est peut-être (sûrement) mis trop de pression pourtant contre un secondary relativement faible… Il finira avec plus de drops que de réceptions (4) et seulement 37 yards. Ce n’est qu’un match et c’est son premier en postseason, l’attaque comme un tout n’avançait pas. Il aura à cœur de nous montrer ce qu’il est capable de faire si on accède de nouveau aux playoffs en 2017 !

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